CHAPITRE SIXIEME : LES FEUILLETS

Dans la caisse, d’autres documents complétaient ce récit : des feuillets épars, des notes marginales, des références historiques annotées d’une écriture plus nerveuse. Des traces d’un travail parallèle, plus intime, moins maîtrisé.

J’ai choisi de ne pas les intégrer ici au fil du récit. Non par souci d’ordre, mais parce qu’ils relèvent d’un autre régime de lecture.
Ces pages ne racontent pas une histoire : elles témoignent d’un cheminement, de doutes, de retours obsessionnels sur des sources anciennes.

[ Note de l'auteur : Le carnet vert et ces feuillets ont été reproduits tels quels en annexe. ]
[ Ils sont laissés au lecteur comme ils me furent laissés : sans mode d’emploi. ]

J’étais arrivé au bout de la lecture du carnet. Le professeur y avait résumé des mois de recherches et de prospections qui l’avaient conduit à tenir la Voix du Berry entre ses mains.

La pierre lui avait parlé. Elle lui avait demandé de trouver le livre de Messire Kabourne.

Mais toutes ces épreuves, toute cette tension, avaient eu raison de l’esprit et du cœur du professeur.

Tout était à refaire, mais avec des indices nouveaux :
— la lettre de Jocelyne ;
— le carnet vert et sa boussole ;
— la pierre cachée ;
— l’énigme des alexandrins.

J’avais passé la journée, puis une bonne partie de la nuit, à lire et à digérer tout cela. Il était trois heures du matin lorsque je me couchai.






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